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Simone Kerseboom dénonce l’influence de la Chine communiste aux Pays-Bas

Simone Kerseboom est membre du parti politique néerlandais Forum pour la démocratie (FVD). Elle est également membre élu depuis 2021 de la Seconde Chambre des États généraux des Pays-Bas.

Exposé de Simone Kerseboom :

Pour la première fois dans l’histoire, il y a hégémonie mondiale d’une puissance non-occidentale. Le monde prend progressivement conscience de cette menace économique et militaire mais aussi des valeurs et de la culture qui nous séparent d’avec la Chine.

Le Parti Communiste chinois montre son objectif de domination et de transformation du monde. Pour cela il utilise de nombreux moyens de pression et les critiques sont généralement réduites au silence

Dans la lettre parlementaire du 4/6, des ministres se préoccupent de l’influence de la Chine aux Pays-Bas. Le FvD partage ces préoccupations.
Cependant, c’est aussi au niveau local que se développent des liens avec la Chine.

Avant que le Parti communiste n’accède au pouvoir en 1949 en Chine, il s’implantait dans les provinces pour encercler les villes chinoises. Il s’agissait de conquérir des points faibles en priorité.

Il utilise la même stratégie d’encerclement aujourd’hui en occident et aux Pays-Bas. En créant des liens, parfois d’amitiés, au niveau local, il crée des lobbys qui visent le pouvoir central.

Voici mes questions pour le ministre:

  • Quelles mesures suggère-t-il pour contrer les conséquences de ces liens ?
  • Que pense le ministre de ces liens au regard de la sûreté nationale ?
  • Y-a t’il des mesures pour passer en revue ces relations ?
  • Que peut-on faire depuis la Haye pour contrer ces influences ?

Ceci n’est pas un conflit de civilisation. C’est une lutte contre un parti politique autoritaire qui a accumulé un énorme pouvoir technologique et économique. Nous n’avons jamais eu affaire auparavant à un adversaire de cette dimension. Durant la guerre froide, nous avions eu des liens avec l’URSS, mais aujourd’hui nous sommes en état de dépendance par rapport à la Chine communiste.

Nous sommes de plus sujets à la propagande du PCC contre nos valeurs. Et même si en occident nous avons des manques et des défauts à corriger dans nos démocraties, le modèle que prône le Parti communiste chinois n’est pas une option pour nous.

Ne laissons pas le PCC conquérir les localités pour encercler le gouvernement central. Passons en revue ces influences et leurs conséquences à long terme.

QUESTIONS :

Question de Sjoerd Sjoerdsma (D66) : Simone Kerseboom parle de la menace du Parti communiste chinois, mais comment voit-elle la possibilité pour les Pays-Bas de s’y opposer seuls ?

Réponse SK : Nous sommes en tant que représentants du peuple Néerlandais chargés de le défendre et avons mandat de le faire au niveau local. Nous ne changerons pas la Chine, peu importe si nous traitons cela internationalement ou pas, mais nous devons nous assurer que nos institutions soient plus résilientes face à ce problème et pour cela nous devons notamment être mieux informés.

SS : Oui, mais ces menaces, économique et militaire, peut-on affronter cela tous seuls ? Le parti de Simone Kerseboom veut quitter l’Union Européenne, tous les autres partis veulent y rester. De nouveau, voici ma question : comme les Pays-Bas peuvent-ils affronter cette menace tous seuls ?

SK : On a pu voir le peu de pouvoir qu’a l’UE, en plus du peu de cohésion dans la façon de penser des divers états membres. Il y a des pays qui sont très liés à la Chine et qui font même partie des nouvelles routes de la soie. On peut avoir des actions bilatérales, mais au sein de l’UE cela prendrait trop de temps. Je pense que nous devons suivre notre propre chemin.

Question Derk Jan Eppink (JA21) :

La Chine s’achète une route vers l’Ouest. On le voit en Grèce, en Italie, dans les Balkans, en Hongrie. Peut-on l’arrêter, là est la question, car ils sont beaucoup plus avancés qu’on ne le croit. Ils influencent Bruxelles, c’est un fait.

SK : C’est une très bonne analyse

Question Agnes Mulder (CDA) : Si c’est une très bonne analyse cela voudrait dire que cela ne peut justement être traité qu’au niveau européen.

Réponse SK : Oui, mais que faire dans une UE avec des partenaires qui n’ont pas du tout les mêmes vues que vous ?

AM : En fait SK ne veut rien faire !

SK : Si, je veux justement faire quelque chose au niveau des Pays-Bas.

Pour voir l’intervention de Simone Kerseboom :

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