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La Forêt Française face à la Chine Communiste

Par Lilian Serre

Avant-propos

Il est important de situer le contexte de cet article qui n’est pas à vocation professionnelle, mais qui se veut un signal d’alarme pour la France et les Français dans ce qui est l’une des pires crises de notre histoire moderne. En effet j’écris en ce jour dans ce qui est la plus grande guerre économique et militaire à l’échelle mondiale entre la Chine et ses alliés d’une part et le reste du monde dit «libre» d’autre part.

Pour commencer il est important de rappeler que la forêt française est l’une des plus belles et des plus diversifiées au monde et que son exploitation remonte à l’époque Gallo-Romaine. Et c’est aux Celtes que nous devons notamment l’invention du tonneau qui révolutionna le transport de marchandise et la conservation du vin.

Les surfaces forestières étaient très faibles à cette époque, le bois étant un matériau utilisé pour absolument tout dans la vie quotidienne et rares étaient les forêts préservées qui pourraient être comparées à nos majestueux massif actuels.

État des lieux de la forêt française

Les premières données relatives à la surface forestière française remontent aux années 1700 avec la centralisation monarchique et la mise en place par les rois successifs d’une véritable politique agricole et forestière avec pour objectif de transformer ce qui était un lieu d’économie vivrière (chasse, récolte de petits bois, artisanat local, etc.) en une véritable source de revenu utile pour la nation, tant sur le plan commercial que militaire.

Évolution et répartition de la surface forestière en France

Ainsi grâce au ministre de Louis XIV, MColbert, nous disposons aujourd’hui d’une véritable politique sylvicole de culture sur le long terme et qui fut entretenue et perpétuée par les gouvernements suivants (républicains, impériaux, et royaux.).

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous nous sommes passés d’une surface de 8,9 millions d’hectares début 18ème, à 16,9 millions d’hectares aujourd’hui, ce qui constitue une excellente évolution.

Et ce en particulier suite à la création en 1946 du « Fond forestier national ». En effet cette taxe sur chaque produit forestier, papier, etc. créa une dynamique de subvention qui permit de financer des reboisements massifs et particulièrement dans les zones escarpées et difficiles d’accès pour une agriculture conventionnelle.

Il est également important de rappeler qu’à l’heure actuelle un reboisement coûte environ 2000 euros par hectare de forêt, ce qui n’est bien souvent pas couvert par les recettes d’exploitation.

Conclusion de cet état des lieux

Nous pouvons donc à ce stade dire avec certitude que des siècles d’investissement et de rigueur, quel que soit l’état du pays, ont permis à notre pays de préserver et d’accroître sa ressource forestière avec une gestion en bon père de famille, une gestion avant-gardiste, professionnelle et protectionniste.

Néanmoins, la gestion mise en œuvre depuis l’intégration de la France à la CEE puis à l’Union Européenne est plus que discutable et fait débat dans la profession. Et nous pouvons affirmer que compte tenu des enjeux politiques, économiques et écologiques, des décisions courageuses devront être prises afin de garantir la pérennité de la ressource pour les générations futures.

Des décisions lourdes de conséquences

Avant de continuer il est important de préciser que la majorité des forêts sont détenues par des propriétaires privés (environ 80 %, voir visuel ci-dessous). L’état et les communes se partageant le reste avec 10 % de forêts dites « domaniales » et à peu près autant de forêts communales.

source : ministère de l’agriculture

La majorité des propriétaires privés détiennent des surfaces qui varient entre 1 et 20 hectares, ne permettant qu’une rentabilité très faible et des coûts d’exploitation très élevés comme dit précédemment.

Nous allons ici lister les pires décisions gouvernementales prises depuis les années 2000 et l’entrée dans l’Union Soviétique Européenne :

  • La suppression du FFN (Fond forestier national)

En effet cette décision fut une conséquence directe de l’entrée dans l’Union Européenne qui considérait cette aide pour le reboisement comme étant une concurrence déloyale de la France envers les autres pays Européens.

Ce dispositif ingénieux permettait pour chaque propriétaire forestier qui désirait faire exploiter sa forêt de bénéficier d’un financement intégral pour le reboisement de sa parcelle, avec un large choix d’essences adapté au sol et au climat. En échange de quoi le propriétaire s’engageait à s’inscrire dans un processus de gestion à long terme via un PSG (Plan simple de gestion) ou un CBPF (Code de bonnes pratiques forestières).

La plupart des plans simples de gestion sont planifiées sur une durée de 20 ans mais l’ONF pousse la planification sur 90 ans.

La conséquence directe de cette décision a été une perte massive d’emplois dans le secteur des pépinières forestières qui pour beaucoup ne vivaient que de cela et qui ont brusquement perdu l’intégralité du marché. Hormis pour celles qui se sont reconverties dans l’horticulture comme solution de repli, ce fut généralement une lente agonie.

Cette crise de l’emploi s’est aussi manifestée dans les entreprises de reboisement avec des propriétaires qui brusquement n’avaient plus les moyens d’acheter les jeunes arbres et de payer le reboisement.

Par exemple pour une forêt privée d’un hectare, une fois les charges payées, le propriétaire peut espérer, s’il a un bois de qualité, toucher entre 600 et 1000 euros. La plupart du temps il ne touche que 400 euros, parfois moins quand le bois est destiné à la pâte à papier.

Le coût d’un reboisement étant environ de 2000 euros l’hectare, le propriétaire ne fait tout simplement pas de reboisement et la parcelle reste en friche.

Par ailleurs, différents organismes aujourd’hui nous informent que l’accroissement naturel de la forêt permet la régénération naturelle des peuplements.

Un argument qui est valable pour les surfaces où la forêt progresse naturellement. Par exemple quand une exploitation agricole disparaît il n’y a bien souvent pas de nouveau propriétaire et il n’est alors pas rare que les parcelles soient laissées à l’abandon le temps des successions ou d’un investissement.

Résumons la situation : suppression d’un système viable et vertueux, abandon de la majorité des acteurs de la forêt privée (propriétaires et entreprises), pertes d’investissement et de rentabilité, donc d’emplois, et mise en place d’une politique d’arnaque écologique.

  • Vampirisation des petits propriétaires

En effet depuis la mise en place de cette politique désastreuse la conséquence fut très simple, seuls les gros investisseurs et les grands propriétaires qui avaient soit hérité de domaine soit investi dans cette niche fiscale purent s’engager dans des investissements forestiers et effectuer les travaux d’entretien et de renouvellement des peuplements (l’impôt foncier forestier étant extrêmement faible voire inexistant dans certains cas* (*mise en place d’un plan simple de gestion)).
Les propriétaires qui n’avaient pas les moyens d’investir dans leur héritage ont quant à eux souvent été contraints de vendre leurs forêts à des investisseurs.

La plupart du temps, vous avez de grands groupes comme AXA ou la Caisse d’épargne qui ont une branche forestière. Ces compagnies font tous les investissements nécessaires et font fructifier ces investissements.

Ainsi il n’est pas rare en temps de crise de voir, peu de temps avant les assemblées générales, des ventes records de bois de la part de ces groupes qui cherchent ainsi à gonfler leurs bilans et rassurer les actionnaires.

Ou encore comme en 2008, lors du krach boursier, de se servir de ce type de placement pour combler les pertes d’autres placements en fonds spéculatifs à risque.

Ainsi AXA forêt nous vante les mérites d’un placement à 4,5 % et exonéré intégralement d’impôts.

  • Arnaque écologique

La principale arnaque concerne la labellisation des forêts par des organismes peu scrupuleux qui participent à une gigantesque mise en scène commerciale mettant en péril la confiance des Français et faisant apparaitre des risques liés à la stabilité et au lessivage des sols qui entraînent des glissements de terrains et des coulées de boue.

Pour vous expliquer simplement, contre une rémunération plus intéressante il est systématiquement proposé aux propriétaires d’adhérer à des Organismes comme PEFC, FSC, etc.

Le problème est simple, car la certification est basée sur la bonne foi et n’est que rarement contrôlée; de facto vous payez 8,5 euros le dossier de certification, peu importe la surface, vous donnant alors accès à un meilleur prix, mais qui ne vous engage à rien.

En définitive et je l’ai moi-même constaté, personne ne replante après une coupe rase !

La seconde phase de l’arnaque intervient après la récolte du bois en bord de route, car si la moitié d’un chargement de bois est certifié et bien celui-ci est par extension intégralement certifié.

Toute l’astuce consiste à mélanger habilement du bois non certifié et certifié pour empocher la marge bénéficiaire sur le dos du propriétaire.

  • Abandon de l’outil de production

Un autre problème récurrent et qui découle de tout ce que je viens de mentionner, mais aussi et surtout de notre adhésion à l’Union Soviétique Européenne, est que nous avons fait disparaître toute une mécanique de production nationale dans une ploutocratie corrompue qui n’a absolument rien fait durant ces 40 dernières années pour aider à sauver l’emploi.

La conséquence directe a été dans un premier temps l’importation des bois venus des pays de l’est pour diminuer les coûts en matière première. Mais très rapidement les entreprises qui le pouvaient ont fermé toute leur production en France pour la délocaliser en Chine ou à défaut dans des pays de l’UE avec des coûts salariaux plus faibles.

L’état français étant le champion de la création d’organismes bureaucratiques pléthoriques, les coûts de l’administration pour le peuple n’ont jamais cessé d’augmenter au détriment des secteurs stratégiques (police, justice, défense, santé et éducation).

Dans cette optique des hôpitaux sont chaque mois fermés, encore aujourd’hui, de même que des lycées professionnels, etc.

Plus la technocratie oligarchique gagne en masse plus les points clés de notre économie et du fonctionnement stratégique de l’état sont tour à tour abandonnés au profit d’institutions fantôme.

Nous nous souvenons tous des 50 ministères de François Hollande dont personne ne savait à quoi ils servaient ni quels étaient leurs membres, ou récemment encore du haut-commissariat aux plans avec François Bayrou à sa tête, qui avec pas moins de 140 fonctionnaires et un salaire de 16000 euros mensuels pour ce dernier, nous informe que nous produisons des pommes de terre, mais importons les chips…

Le résultat est sans appel, car faute de rentabilité, écrasées par les charges et aujourd’hui étranglées par la pénurie de matières premières, de nombreuses scieries ou compagnies ont licencié voire mis la clé sous la porte, ou encore sont passées sous giron étranger pour ensuite être délocalisées.

Malgré tout, on notera la lutte acharnée de certains entrepreneurs qui se battent avec l’énergie du désespoir.

L’impact de la Chine communiste

La première chose à dire c’est que depuis plus de 40 ans des pans énormes de notre économie et de notre industrie sont partis en Chine, les exemples sont nombreux et variés et ne peuvent tous être cités. La vérité est que notre économie et nos finances sont à genoux face à la plus puissante dictature de l’histoire moderne.

À l’heure actuelle la Chine est en guerre contre nous et ne s’interdit rien. Sous couvert d’écologie, XI Jinping a récemment déclaré la forêt chinoise inexploitable pour 90 ans, et son allié russe de le suivre en stoppant les exportations vers la Chine, créant ainsi la diversion idéale pour attaquer un secteur de notre économie jusque là protégé, à savoir la filière bois.

La France produit entre 7 à 8 millions de mètres cube annuellement, pour un chiffre d’affaire de 2,6 milliards d’euros.

Ce bois est notamment destiné à l’exportation vers les pays d’Europe du Nord (Finlande, Suède), l’Allemagne et la Chine. Une partie de la biomasse issue de la sylviculture est valorisée en énergie.

L’exploitation commerciale des forêts et la production de bois rond ont augmenté ces 30 dernières années, se stabilisant en partie au cours des années 90, notamment dans la zone de l’OCDE. Plus de la moitié du bois rond produit dans le monde est employé comme combustible, le reste étant destiné à la production industrielle.

Dès 2017, la FNB (Fédération nationale du bois) tirait déjà l’alarme et appelait à relocaliser la transformation des bois français et en particulier celle du chêne. Elle rappelle que de 2007 à 2017, le volume de grumes de chêne français disponible pour les scieries de notre pays a chuté de quelques 900 000 m3, ceci en raison de la baisse de la production et des exportations massives sur la période.

En 2017, selon la FNB, les scieries françaises de chêne ont tourné à 60 % de leur capacité en raison de leur incapacité à se fournir en bois. Cette situation met en danger les 26 000 collaborateurs exerçants directement dans les scieries de chêne : on comptait 550 scieries spécialisées en France en 2017, contre plus de 900 en 2005.

Cette situation pourrait s’aggraver fortement en 2021 pour les scieurs. En effet, la récolte de chêne semble diminuer cette année et les exportations augmenter. Il en résulte que les scieurs français, qui évaluent leur besoin en chêne à 1,7M de m3, soit l’intégralité de la récolte 2021, ne disposeraient finalement que d’1,2M de m3 dans le meilleur scénario.

Les témoignages ne manquent pas pour illustrer le désastre qui se joue en ce moment. Entre janvier et juillet 2021 les exportations de chênes vers la Chine ont bondi de 25,4% atteignant 270 310 mètres cube. Et pour le résineux le constat n’est pas meilleur, son exportation a bondi de 54% sur la même période atteignant 426 322 mètre cube.

Une situation qui à l’heure actuelle menace entre 26 000 et 35 000 emplois et aggraverait encore notre situation.

Les moyens mis en œuvre pour résister à la Chine

Les moyens de résister sont à mon sens nombreux et je vais tâcher de vous les lister ici. Ils font appel à mon expérience, au jugement de la situation fait par mes pairs et avant tout au bon sens et à la défense de l’honneur de la patrie.

  • Une lutte sans merci contre la corruption et le conflit d’intérêt avec la Chine dans l’appareil d’état. La Chine est une dictature monstrueuse et refuser de la combattre revient à déposer les armes sans combattre.
  • La remise en place du fond forestier national en inscrivant dans la constitution la protection et la pérennisation de la forêt française par la priorité nationale pour la disponibilité de la ressource.
  • Le démantèlement des organes d’influence de la Chine communiste en France (Paris Shanghai club, Instituts Confucius, etc.).
  • L’interdiction de toutes relations commerciales avec la Chine communiste et la traque des agents du PCC en France en vue d’une expulsion immédiate.
  • Le jugement pour Haute trahison des responsables politiques qui font du business avec une dictature criminelle comme la Chine.
  • Un plan de restructuration de l’état autour des points clés de l’économie, de la santé, de la sécurité, de l’agriculture avec pour doctrine la liberté d’entreprendre dans un cadre sûr et libéré de la technocratie.
  • Un moratoire sur la vie publique doit être mis en place et tout ce qui concerne la vie publique et politique doit être remis à plat afin de garantir au peuple des représentants honnêtes et intègres.
  • Le dernier point est le plus important, un peuple ne peut se sentir proche d’un état auquel il ne comprend rien, c’est pourquoi la restructuration et la simplification doit se faire avec comme architecture « la commune, la région, et l’état ». La préfecture disparaissant au profit de la région, tous les échelons intermédiaires du fameux « mille-feuille » doivent être supprimés afin de regagner en souplesse et de diminuer notre endettement.

Ainsi défendus avec un peuple fier et confiant, libéré de la corruption inhérente à cette oligarchie nous pourrons reprendre pied et enfin aller de l’avant.

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