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“Silent Invasion” de Deborah Birx : un guide pour détruire l’Amérique de l’intérieur

Si elle l’a fait, c’est ainsi que ça s’est passé…

Par Michael P. Senger

L’aspect attrayant de la lecture de mon livre Snake Oil : How Xi Jinping Shut Down the World est en partie dû au fait que l’on se met à la place du dictateur. Dans ce livre, Xi est une allégorie du Parti communiste chinois au XXIe siècle. Les “répliques” de Xi ajoutent au récit un humour noir, une satire, en réponse à l’indifférence quasi généralisée des élites occidentales face à un régime totalitaire aux objectifs ouvertement manipulateurs. Le livre vous invite à voir à travers les yeux du méchant et à imaginer à quel point il est facile de faire basculer le monde libre dans le totalitarisme en se basant sur une politique sanitaire.

Hélas, en cela, mon livre a été éclipsé par celui de Deborah Birx, coordinatrice à la Maison Blanche de la réponse au coronavirus et membre du “tiercé” regroupant les trois principaux officiels responsables, entre autres, des mesures de confinement aux États-Unis. Pratiquement chaque page du livre monstrueux de Birx, Silent Invasion (à ne pas confondre avec le livre du même nom de Clive Amilton), se lit comme un guide pratique pour subvertir une superpuissance démocratique de l’intérieur, comme on ne pourrait le lire qu’à travers le récit personnel d’une personne parmi les mieux placés pour le faire.

Il est à noter que si les mémoires de Birx ont reçu relativement peu d’avis sur Amazon, elles ont été saluées par les médias d’État chinois, ce qui n’est pourtant pas le cas d’autres livres pro-confinement bien plus populaires comme ceux de Michael Lewis et Lawrence Wright.

La réaction élogieuse des médias d’État chinois (voir captures ci-dessus) ne devrait toutefois pas nous surprendre, car chaque phrase du livre de Mme Birx se lit comme si elle avait été écrite par le PCC lui-même. Le chapitre 1 s’ouvre sur ce qu’elle prétend être la première fois où elle entend parler du virus.

“Je vois encore les mots qui s’affichent sur l’écran de mon ordinateur au petit matin du 3 janvier. Bien que nous soyons à peine entrés dans l’année 2020, je suis restée fidèle à ma vieille routine, me réveillant bien avant l’aube et parcourant les titres des journaux en ligne. Sur le site de la BBC, un titre a attiré mon attention : “Épidémie de pneumonie en Chine : Un virus mystérieux découvert à Wuhan”.”

Silent invasion, Deborah Birx

En effet, comme rapporté dans Snake Oil, cet article de la BBC, qui a été publié vers 9h (heure de la côte Est) le 3 janvier 2020, était le premier d’un organisme de presse occidental à parler de l’apparition d’un nouveau virus à Wuhan. Apparemment, Birx scrutait les titres des journaux britanniques pile au moment même où l’information sortait. Quelle coïncidence !

Mme Birx ne perd pas de temps pour nous dire d’où lui vient sa philosophie concernant le contrôle des maladies, rappelant qu’elle a immédiatement pensé au fait que les citoyens chinois “savaient ce qui avait fonctionné” contre le SRAS-1 : les masques et la distanciation.

Les responsables gouvernementaux et les citoyens de toute l’Asie connaissaient à la fois l’angoisse généralisée et les gestes individuels qui avaient déjà permis de contenir les pertes humaines et économiques causées par le SRAS et le MERS. Ils ont porté des masques. Ils ont réduit la fréquence et la taille des rassemblements. Et surtout, sur la base de leur expérience, l’ensemble des populations et des médecins locaux ont tiré la sonnette d’alarme de manière forte et précoce. Des vies étaient en jeu – beaucoup de vies. Ils savaient ce qui avait fonctionné auparavant, et ils allaient le refaire.

Silent invasion, Deborah Birx

Mme Birx passe d’innombrables pages à critiquer le PCC pour sa “dissimulation” du virus (bien que les médias d’État chinois n’aient apparemment pas été gênés, puisqu’ils ont quand même fait l’éloge de son livre), ce qui est amusant puisqu’ensuite elle dit :

Le 3 janvier, le jour même où l’article de la BBC a été publié, le gouvernement chinois a officiellement informé les États-Unis de l’épidémie. Bob Redfield, le directeur du Centers for Disease Control and Prevention, a été contacté par son homologue chinois, George F. Gao.

Op. cit.

À noter que le 3 janvier est également le jour où le héros Li Wenliang a été, selon toutes vraisemblances, réprimandé par les autorités pour avoir envoyé un message sur la plateforme WeChat au sujet de la dissimulation de l’épidémie. Ainsi, littéralement le jour même où Li a été réprimandé, le directeur du CDC chinois a appelé le directeur du CDC américain Robert Redfield pour lui communiquer exactement les mêmes informations que celles que Li aurait partagées…

C’est un départ en fanfare. Et à partir de là, l’abomination qu’est le livre de Birx ne fait qu’empirer. Encore et encore.

Une page plus loin, elle nous dit à quel point elle est encore traumatisée suite au visionnage de ces vidéos d’habitants de Wuhan s’effondrant, raides morts, en janvier 2020, et fait l’éloge du “médecin courageux” qui les a partagées en ligne.

La vidéo montre un couloir bondé de patients affalés sur des chaises. Certaines des personnes masquées s’appuyaient contre le mur pour se soutenir. La caméra n’a pas fait de panoramique, mais plutôt des zigzags, tandis que le médecin chinois manœuvrait son smartphone dans l’étroit couloir. Mon regard a été attiré par deux corps enveloppés dans des draps, allongés sur le sol, au milieu d’un groupe de patients et de membres du personnel. Les collègues du médecin, avec leurs écrans de protection et autres équipements de protection individuelle, ont à peine regardé l’objectif pendant qu’il capturait la scène. Ils regardaient au-delà, comme s’il s’agissait d’un avenir douloureux qu’ils pouvaient tous voir et auquel ils espéraient survivre. J’ai essayé d’augmenter le volume, mais il n’y avait aucun son. Mon esprit a rempli ce vide de façon inconsciente, en insérant les sons de mon passé, les sons d’autres salles, d’autres lieux de grande tristesse. J’étais déjà venu ici auparavant. J’avais été témoin de scènes comme celle-ci à travers le monde, dans des communautés ravagées par le VIH – lorsque les hôpitaux étaient remplis de personnes mourant du SIDA avant que nous ayons un traitement ou avant que nous garantissions un traitement à ceux qui en avaient besoin. J’avais vécu cela, et c’était gravé à jamais dans ma mémoire : la perte inimaginable et dévastatrice de mères, de pères, d’enfants, de grands-parents, de frères et de sœurs.

Fixant l’écran de mon ordinateur, j’étais horrifiée par les images de Wuhan, par la souffrance qu’elles dépeignaient, mais aussi parce qu’elles confirmaient ce que je soupçonnais depuis trois semaines : Non seulement le gouvernement chinois sous-estime le nombre réel de personnes infectées et mourantes à Wuhan et ailleurs, mais la situation est certainement bien plus grave que ce que la plupart des gens en dehors de cette ville imaginent. Jusqu’à présent, je n’avais fait que lire ou entendre parler du virus. Maintenant, il a été rendu concret par un médecin courageux qui a partagé cette vidéo en ligne.

Op. cit.

Pour rappel, le livre de Birx a été publié en avril 2022. Les vidéos dont Birx se souvient ont toutes été prouvées comme fausses au printemps 2020.

Dans le paragraphe suivant, Birx nous raconte comment elle est devenue encore plus déterminée après avoir vu que les Chinois avaient construit un hôpital en dix jours pour lutter contre le virus.

Il y avait, parsemées, diverses pièces d’engins de terrassement, de formes et de tailles suffisamment différentes pour que je me demande, l’espace d’un instant, si la photo était celle d’une usine de fabrication où les machines nouvellement assemblées étaient exposées. Rapidement, j’ai appris que les machines se trouvaient à Wuhan et qu’elles s’occupaient de la première phase des travaux préparatoires à la construction d’un hôpital de mille lits qui devait être achevé dans dix jours à peine… Les Chinois ne donnaient peut-être pas de données exactes sur le nombre de cas et de décès, mais la propagation rapide de cette maladie pouvait être estimée par d’autres moyens – y compris par le nombre de travailleurs chinois employés pour construire de nouvelles installations afin de soulager la pression sur les centres de santé existants de Wuhan. On ne construit un hôpital de mille lits en dix jours que si l’on est confronté à une propagation locale incessante d’un virus hautement contagieux qui a échappé à vos mesures de confinement et qui provoque maintenant des maladies graves à grande échelle.

Op. cit.

Cette affirmation concernant la construction d’un hôpital s’est avérée, une fois encore, fausse, quelques jours après que les médias d’État chinois l’aient publiée.

Pour résumer, nous avons donc Deborah Birx – la femme qui a fait plus que n’importe qui d’autre aux États-Unis pour promouvoir et maintenir le plus possible les confinements, faisant taire ceux qui n’étaient pas d’accord avec elle, sous les louanges constantes des grands médias – qui nous dit qu’elle a été inspirée par ces images d’habitants de Wuhan s’effondrant dans la rue et d’hôpitaux construits en 10 jours, tout en ignorant (ou feignant d’ignorer) qu’elles étaient fausses.

Et ce n’est que le premier chapitre.

Birx passe ensuite des centaines de pages à raconter ses manœuvres politiques clandestines – depuis le jour où elle a mis le pied à la Maison Blanche – pour faire en sorte que la plus grande partie possible de l’Amérique reste confinée le plus longtemps possible, sans que cela ressemble à un “enfermement”.

À ce stade, je n’étais pas prête à utiliser les mots “confinement” ou “fermeture”. Si j’avais prononcé l’un ou l’autre de ces mots au début du mois de mars, alors que je n’étais à la Maison-Blanche que depuis une semaine, les membres politiques et non médicaux du groupe de travail m’auraient jugé trop alarmiste, trop pessimiste, trop axée sur les sentiments et non sur les faits. Ils auraient fait campagne pour me faire taire.

Op. cit.

Birx se souvient avec fierté d’avoir utilisé le “guide de l’aplatissement de la courbe” pour manipuler l’administration du président afin qu’elle consente à des confinements plus stricts que prévus.

Lundi et mardi, tout en réglant les problèmes liés aux données du CDC, nous avons travaillé simultanément à l’élaboration des conseils pour aplanir la courbe que j’espérais présenter au vice-président à la fin de la semaine. Obtenir l’adhésion aux mesures d’atténuation simples que chaque Américain pouvait prendre n’était que la première étape menant à des interventions plus longues et plus agressives. Nous devions les rendre acceptables pour l’administration en évitant d’évoquer la similitude évidente d’un confinement à l’italienne. En même temps, il fallait que les mesures soient efficaces pour ralentir la propagation, ce qui signifiait qu’il fallait se rapprocher le plus possible de ce que l’Italie avait fait. Un défi de taille. Nous jouions une partie d’échecs dans laquelle le succès de chaque coup dépendait de celui qui le précédait.

Op. cit.

Peu importe que ce genre de manipulation émanant d’un conseiller présidentiel ne soit probablement pas légal. Birx double la mise, admettant l’aspect arbitraire du chiffre “dix” comme guide pour la taille des regroupements, tout en reconnaissant que son véritable objectif était “zéro” – aucun contact social d’aucune sorte, nulle part.

J’avais choisi le chiffre de dix, tout en sachant que même ce chiffre était trop élevé, mais je me suis dit que dix serait relativement acceptable pour la plupart des Américains – assez élevé pour permettre la plupart des réunions de la famille immédiate, mais pas assez pour les grands dîners et, surtout, les grands mariages, les fêtes d’anniversaire et autres événements sociaux de masse… De même, si j’avais insisté pour obtenir zéro (ce qui était en fait ce que je voulais et ce qui était nécessaire), cela aurait été interprété comme un “confinement “; perception que nous nous efforcions tous d’éviter.

Op. cit.

Mme Birx divulgue sa stratégie consistant à utiliser des avis fédéraux pour permettre aux gouverneurs des États d’imposer restrictions et obligations.

La Maison Blanche “encouragerait”, mais les États pouraient “recommander” ou, si nécessaire, “imposer”. En bref, nous donnions aux gouverneurs et à leurs chargés en santé publique un modèle, une autorisation au niveau de l’État qu’ils pouvaient utiliser pour mettre en œuvre une réponse spécifique adaptée aux personnes relevant de leur juridiction. Le fait que les directives émanaient d’une Maison Blanche républicaine assurait un poids politique aux gouverneurs républicains sceptiques quant à l’ingérence du gouvernement fédéral.

Op. cit.

Ensuite, Mme Birx se souvient avec plaisir que sa stratégie a conduit les États à se fermer les uns après les autres.

Les recommandations ont servi de base aux gouverneurs pour ordonner des fermetures en vue de “l’aplatissement de la courbe”. La Maison-Blanche avait donné des conseils, et les gouverneurs les ont suivis… Avec le discours “c’est sérieux” de la Maison-Blanche, les gouverneurs avaient maintenant la “permission” d’organiser une réponse proportionnée et, les uns à la suite des autres, les États ont suivi. La Californie (Démocrate) a été la première à le faire, le 18 mars. New York a suivi le 20 mars. L’Illinois, qui avait déclaré son propre état d’urgence le 9 mars, a émis des ordres d’assignation le 21 mars. La Louisiane a fait de même le 22 mars. En relativement peu de temps, à la fin du mois de mars et au cours de la première semaine d’avril, il ne restait plus que quelques récalcitrants. L’arrêt de la circulation (du virus), l’aplatissement de la courbe, avait commencé.

Op. cit.

Il ne manque que le rire maniaque.

Dans ce qui sont sûrement les mots les plus accablants quant à l’action de l’administration américaine, Mme Birx nous dit qu’elle avait pensé, dès le début, que les “deux semaines pour ralentir la propagation” étaient un mensonge et qu’elle voulait d’ores et déjà que ces deux semaines soient prolongées, bien qu’elle n’eut aucune donnée pour le justifier.

À peine avions-nous convaincu l’administration Trump de mettre en œuvre notre version du confinement pour deux semaines que j’essayais déjà de trouver un moyen de le prolonger. Quinze jours pour ralentir la propagation était un début. Je n’avais pas encore les chiffres sous les yeux pour justifier la prolongation des confinements, mais j’avais deux semaines pour les obtenir. Aussi difficile qu’il ait été d’obtenir l’approbation pour un confinement de quinze jours, en obtenir une autre serait encore plus difficile.

C’est l’une des nombreuses déclarations dans lesquelles Birx fait référence à “notre version” d’un confinement, bien qu’elle n’indique jamais clairement quelle est la “version originale”. En fait, bien que Birx passe des centaines de pages à se vanter de sa croisade pour les confinements à travers l’Amérique, elle n’explique jamais pourquoi elle voulait cela ou pourquoi elle pensait que c’était une bonne idée, à part quelques brèves apartés sur le succès supposé de la Chine dans l’utilisation de la distanciation sociale pendant le SRAS-1.

Le plan de Birx, qui consiste à détruire presque à elle seule la première superpuissance démocratique du monde, se déroule à merveille jusqu’à ce qu’elle rencontre le principal antagoniste du livre : le Docteur Scott Atlas. Au grand désarroi de Birx, Atlas prend fermement position pour toutes ces choses qu’elle déteste le plus, comme les droits de l’homme, la pouvoir au peuple et, surtout, la liberté.

Birx énumère les “assertions dangereuses” d’Atlas :

Que les écoles pouvaient ouvrir partout sans restriction ni obligation (ni masquage, ni test), quel que soit l’état de la propagation.

Que les enfants n’ont pas transmis le virus.

Que les enfants ne sont pas tombés malades. Qu’il n’y avait aucun risque pour les jeunes.

Que le Covid long était surestimé.

Que les dommages cardiaques étaient accidentels.

Que les comorbidités ne jouaient pas un rôle critique dans les populations, en particulier chez les enseignants.

Que le simple fait d’employer une certaine distance physique permettait de surmonter les effets néfastes du virus.

Que les masques étaient surfaits et inutiles.

Que le groupe de travail sur le coronavirus a mis le pays dans cette situation en encourageant les tests.

Les tests ont faussement augmenté le nombre de cas aux États-Unis par rapport à d’autres pays.

Que ces tests et les isolements ciblés constituaient un confinement, purement et simplement, et qu’ils n’étaient pas nécessaires.

Le fait que chaque mot des affirmations d’Atlas soit évidemment vrai à 100 % ne fait que les rendre encore plus dangereuses. Comme l’a dit Alexandre Soljenitsyne, “Un mot de vérité l’emportera sur le monde entier”, et rien ne pourrait mieux faire dérailler la marche communiste du monde que de laisser ces vérités se répandre.

Sanjay Gupta de CNN, en particulier, a été un élément clé de ma stratégie… Il a spécifiquement parlé de “cas asymptomatiques” – une autre façon de décrire une propagation sournoise. J’ai vu cela comme un signe qu’il avait compris. En tant que médecin lui-même, il pouvait voir ce que je voyais. Il pourrait servir de très bon porte-parole extérieur au gouvernement, se faisant l’écho de mon message selon lequel les membres de la famille et les autres personnes avec lesquelles ils sont en contact étroit pourraient, sans le savoir, ramener le virus chez eux, entraînant un événement catastrophique et mortel.

Silent Invasion, Deborah Birx

Mme Birx insiste souvent sur son obsession quant au concept de “propagation asymptomatique”. Dans son esprit, moins une personne est malade, plus elle est “douteuse” :

La propagation asymptomatique, pré symptomatique et même légèrement symptomatique est particulièrement insidieuse car, dans ce cas, de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont infectées. Elles peuvent ne pas prendre de précautions ni les bonnes mesures d’hygiène, et elles ne s’isolent pas.

Op. cit.

Comme le rappelle Scott Atlas dans son propre livre, A Plague Upon Our House :

Birx a rappelé l’importance de tester les personnes asymptomatiques. Elle soutenait que la seule façon de savoir qui était malade était de les tester. Elle s’est exclamée de façon mémorable :
“C’est en cela que c’est si dangereux – les gens ne savent même pas qu’ils sont malades !”.
J’ai regardé autour de moi dans la salle, me demandant si j’étais le seul à avoir entendu cela.

A Plague Upon Our House, Scott Atlas

Birx passe environ les 150 pages suivantes de son livre à se remémorer l’angoisse qu’elle a ressentie lorsqu’Atlas a contrecarré ses plans visant à maintenir l’Amérique dans un état de confinement quasi permanent. Comme il l’évoque lui-même :

Elle a piqué une crise, juste là, devant tout le monde, alors que nous nous tenions près de la porte avant de quitter le Bureau ovale. Elle était furieuse, et me criait : “Ne refais plus jamais ça !! ET DANS LE BUREAU OVALE !!” Je me sentais assez mal, car elle était très en colère. Je n’avais absolument aucune envie de conflit. Mais s’attendait-elle vraiment à ce que je mente au président, juste pour la couvrir ? J’ai répondu : “Désolé, mais il m’a posé une question, alors j’y ai répondu.”

A Plague Upon Our House, Scott Atlas

En effet, les mémoires de Birx corroborent le témoignage du livre de Scott Atlas sur le rôle immense qu’il a joué pour mettre fin aux confinements aux États-Unis. Plus que tout, il s’agissait de tenir tête à Birx qui, contrairement à la croyance populaire, a fait plus que Fauci pour promouvoir et prolonger les confinements. Comme l’explique Atlas :

Le Dr Fauci se présente quotidiennement devant le public, si souvent que beaucoup pensent à tort qu’il est le responsable. Cependant, c’est en réalité le Dr Birx qui a formulé la politique de la Task Force. Tous les conseils que le groupe de travail donnait aux différents États provenaient du Dr Birx. Toutes les recommandations écrites concernant leurs politiques sur le terrain venaient du Dr Birx. Mme Birx a effectué presque toutes les visites aux États au nom du groupe de travail.

A Plague Upon Our House, Scott Atlas

Contrairement à la grande majorité de nos dirigeants et de nos institutions, Atlas ne s’est pas défilé devant cette responsabilité, et pour cela, notre nation entière lui doit des remerciements particuliers. Je me souviens très bien avoir lu ses articles au début de l’année 2020, prédisant correctement que “les fermetures COVID coûteraient aux Américains des millions d’années de vie”. Une clairvoyance rare dans cette période sombre et dystopique.

Pourtant, je ne veux pas croire sur parole quiconque dans cette histoire. Comment est-il possible que la femme qui a fait plus que toute autre pour fermer les États-Unis ne sache pas que toutes ces vidéos de Wuhan étaient fausses, et ce plus de deux ans après que le directeur du FBI Christopher Wray l’ait déclaré publiquement, le 7 juillet 2020 :

Nous avons entendu de la part d’officiels fédéraux, étatiques et même locaux que les diplomates chinois demandent agressivement un soutien à la Chine pour la gestion de la crise du COVID-19. Oui, cela se passe à la fois au niveau fédéral et au niveau des Etats. Il n’y a pas si longtemps, un sénateur d’État a même été invité à présenter une résolution soutenant la réponse de la Chine à la pandémie.

Christopher Wray

Qu’a fait le FBI pendant tout ce temps ? Voici ce que dit Atlas :

Seema a raconté en riant qu’elle regardait frénétiquement autour d’elle pendant qu’étaient ânonnées les inepties habituelles, sachant que j’aurais été celui qui les contrecarrerai.

Puis elle est allée droit au but. “Scott, il faut qu’on se débarrasse de Birx. C’est un désastre ! Elle répète sans cesse les mêmes choses, elle est incroyablement peu sûre d’elle, elle ne comprend pas ce qui se passe. Nous devons l’éliminer pour aller de l’avant.”

Pas étonnant que Birx soit “peu sûre d’elle”. Elle venait de passer la majeure partie de l’année à la Maison Blanche à orchestrer des crimes contre l’humanité sans précédent sur son propre peuple. Ces mesures de confinement ont fini par tuer des dizaines de milliers de jeunes Américains et n’ont pas réussi à ralentir de manière significative la propagation du coronavirus là où elles ont été appliquées. Qu’elle l’ait fait sciemment ou involontairement, il est absolument indécent que personne autour d’elle n’ait mis un terme à cette situation.

Atlas se rappelle avoir été déconcerté par la raison pour laquelle Birx avait été nommée à ce poste :

J’ai également demandé comment elle avait été nommée – cela semblait être un mystère pour tout le monde. Jared (Kushner) m’a dit plus d’une fois : “Le Dr Birx est 100% MAGA !”, comme si cela rendait les autres problèmes moins importants. Le secrétaire Azar a nié l’avoir nommée pendant qu’il dirigeait le groupe de travail. Le chef de cabinet du vice-président, Marc Short, m’a dit que Pence avait “hérité d’elle” lorsqu’il a pris la présidence du groupe de travail. Personne ne semblait savoir comment cela été arrivé.

Scott Atlas

La réaction de Jared Kushner ne manquait pas d’ironie, étant donné que Birx a admis plus tard qu’elle “avait conclu un pacte avec des bureaucrates du milieu médical – Anthony Fauci, Robert Redfield, Stephen Hahn et peut-être d’autres – selon lequel tous démissionneraient si un seul d’entre eux était destitué par le président de l’époque, Donald Trump.”
Les démocrates du Congrès défendent maintenant Birx contre une enquête minutieuse sur le rôle qu’elle a joué dans les confinements aux États-Unis.

Il s’avère que Birx n’était pas “100% MAGA”. Elle n’était même pas 10% MAGA*.
(*Make America Great Again)

Maintenant, je ne dis pas que Deborah Birx est un agent du PCC. Je dis simplement que si elle était un agent de l’objectif déclaré de Xi Jinping de dépouiller progressivement le monde des “systèmes judiciaires indépendants”, des “droits de l’homme”, de la “liberté occidentale”, de la “société civile” et de la “liberté de la presse”, alors elle n’aurait pas écrit autrement son Silent invasion. Si elle l’avait fait, c’est ainsi que cela se serait passé.

Mais en faisant des recherches sur ce sujet depuis plus de deux ans, quelques indices m’ont fait dresser les antennes sur ma tête notamment les informations que Birx donne sur l’homme qui l’a nommée à ce poste. Cet homme, qui fera l’objet de ma prochaine enquête approfondie, est un agent de renseignement peu connu, parlant couramment le mandarin, et qui a sans doute joué un rôle plus important que Fauci ou Birx dans l’importation aux États-Unis de la politique totalitaire de la Chine face au virus, en assurant une liaison directe entre les scientifiques chinois et la Maison Blanche sur des points clés du discours pseudo-scientifique, notamment la propagation asymptomatique, le masquage général et le Remdesivir : un certain Matthew Pottinger.

Michael P Senger est avocat et auteur de Snake Oil : How Xi Jinping Shut Down the World.

Lien vers l’article original.

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