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La Russie consolide son emprise sur l’Ukraine et prépare des fusées nucléaires

Par Jeff Nyquist, le 28 février 2022

“Six semaines après sa nomination au poste de ministre de la Défense de la Russie, le général Pavel Grachev prit la parole lors d’une réunion de l’OTAN à Bruxelles en juin 1992, où il définit la sphère d’intérêt de la Russie comme englobant toutes les “républiques de l’ex-URSS avec lesquelles elle partageait des frontières territoriales”, et a affirmé que la Russie “avait tout à fait le droit d’intervenir” dans ces territoires de manière unilatérale. Par la suite, la Russie a déployé des troupes dans tout le Caucase, “signé des traités de base avec l’Arménie et la Géorgie” et “posté des troupes frontalières le long d’une grande partie de l’ancien périmètre soviétique”.”

LAWRENCE KOHN, “RUSSIA’S TURKISH TARGET”

La Russie a fait passer ses armements de fusées stratégiques en mode opérationnel. La Russie va procéder à la conscription de médecins dans les semaines à venir. La Russie a préparé des enterrements massifs en prévision d’un nombre catastrophique de victimes.
Qu’est-il en train de se passer ? Au milieu de tout cela, des observateurs occidentaux suggèrent que Poutine a déjà échoué. Un analyste, citant une source de l’agence de presse russe TASS, a écrit : “Le président russe Vladimir Poutine est extrêmement déçu de la progression de l’opération militaire en Ukraine.”

Cette déception vient peut-être du fait que Poutine s’est un jour vanté de pouvoir prendre Kiev et cinq capitales de l’OTAN en 48 heures. (Voir : Les troupes de Moscou pourraient être dans cinq capitales de l’OTAN en deux jours, se vante Poutine : Le dirigeant vante la puissance russe face au président ukrainien | Daily Mail Online.) Eh bien, même les dictateurs ne peuvent pas avoir raison sur tout. Et puis, la météo n’a pas été tout à fait favorable aux envahisseurs.

Pourtant, un bref commentaire s’impose. Poutine est-il vraiment déçu ? Devons-nous croire les sources venant de TASS ? – cette source toujours honnête et fiable en matière de nouvelles et d’informations…
Bien sûr, l’Occident est impatient de dépeindre Poutine comme désespéré. Et pourquoi ne pas les y encourager ? Personnellement, c’est ce que je ferais. Après tout, les mêmes cadres qui déclarent aujourd’hui que l’invasion russe est un échec, les mêmes qui voulaient jouer “la carte de la Russie” contre la Chine, les mêmes qui disaient qu’il n’y aurait pas d’invasion, n’ont pas vraiment changé d’avis. Encore et toujours, la Russie est représentée arriérée et stupide, et la menace peut alors être minimisée. C’est comme une maladie de l’esprit qui afflige les Américains. C’est la vanité de l’invulnérabilité, une vanité que je connais très bien. C’est une vanité non délibérée et irréfléchie.

Dans des moments tels que ceux-ci, comme l’a dit un lecteur, nous ne voyons que l’arbre qui cache la forêt.
Il y a un contexte stratégique plus large aux mouvements actuels de Moscou. Quelqu’un s’en souvient-il ? Ou, quelqu’un l’a-t-il remarqué ? Nous avons récemment vu passer un article malheureux publié par le Center for Security Policy et écrit par l’ancien conseiller de Poutine, Andrei Illarionov. L’article a été publié le 15 février sous le titre : “Il n’y aura pas de grande guerre de sitôt“. Selon Illarionov, les forces russes étaient inadéquates pour une invasion et le renforcement des troupes était “une opération de psychologie.” Comment Illarionov a-t-il pu se tromper à ce point ? Parce que son analyse ne tenait pas compte du contexte dans lequel s’inscrivait ce renforcement des troupes.

Présentons donc ce contexte : – (1) une pandémie virale a été déclenchée il y a deux ans par un allié de la Russie, la Chine communiste ; (2) des émeutes communistes ont eu lieu dans des villes américaines, au cours desquelles des statues de George Washington, U.S. Grant et Teddy Roosevelt ont été renversées ;, (3) puis est survenue une élection sans précédent, impliquant des accusations de fraude massive ; (4) l’établissement d’un gouvernement de gauche radicale avec pour façade le sénile Joe Biden ; (5) suivi par des campagnes de vaccination divisant l’opinion, le fiasco du système de santé (et du programme de défense contre la guerre biologique).

Pour le dire plus simplement, nous sommes gouvernés par une élite occidentale qui se dirige de manière visible vers l’autoritarisme de gauche, la censure de la liberté d’expression, etc.
Et maintenant, en provenance de Russie, une invasion a lieu visant à revenir sur la chute de l’Union soviétique. Remontons un peu en arrière et écoutons le discours décousu de Poutine lundi. L’éclatement de l’Union, a-t-il dit, était illégal. Et donc, je soutiens que Poutine est tout à fait en phase avec ses partenaires occidentaux. Pourtant, ils le dénoncent. Et ils vont minimiser l’agression de Poutine comme ils ont minimisé l’attaque biologique/COVID.
Voilà le contexte de l’invasion de l’Ukraine.

Maintenant, élargissons ce contexte en regardant qui sont les alliés de Poutine. La Corée du Nord, la Chine, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, le Vietnam, etc. Ce sont tous des pays communistes. En outre, je soutiens que la guerre a toujours été dans l’esprit de Poutine, même si elle sortait de la bouche de ses amis communistes. La surprise stratégique est obtenue par la diversion, en faisant en sorte que votre adversaire comprenne mal vos objectifs et vos méthodes. Nos experts se sont trompés sur Poutine, encore et encore, parce qu’ils refusent de voir qui il est.

Poutine travaille depuis longtemps à rendre son économie imperméable aux sanctions. Nous savons maintenant que la Chine a stocké une énorme quantité de céréales. Qu’est-ce que cela nous dit ? Cela signifie qu’ils se sont préparés pour la guerre. Cela signifie qu’ils se préparent depuis très, très longtemps.

La question que nous ne voulons pas poser est la suivante : Qu’ont fait ces anciennes puissances communistes ? Que font leurs amis socialistes en occident ? Les faits suggèrent que tout est lié ici. Cette action militaire en Ukraine n’est pas une aberration. Ce n’est pas un faux pas. C’est un élément constitutif de quelque chose d’autre. Poutine est sur cette voie depuis le début. Cette invasion n’est pas un événement isolé. Et notre propre gouvernement pourrait bien être dirigé par des personnes plus proches de Poutine que nous ne le pensons – tout en pointant depuis tout ce temps, un doigt faisant diversion sur Donald Trump.

L’existence d’un leadership stratégique américain corrompu, voire traître, pourrait être le dernier élément contextuel qui nous a manqué. Et donc, le plus grand enjeu de tous pourrait être au prochain tournant. Mais qui voit encore au loin ? À chaque nouveau pas, nous sommes pris au dépourvu.

Lien vers l’article original

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