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Bons baisers de Chine

Résumé du livre de Roger Faligot, Les services secrets chinois. De Mao à XI.

Par Lion d’Artois – Partie 1

Introduction

« Nous voulons des renseignements ». Les premiers mots de l’ouvrage de Faligot nous mettent directement dans l’ambiance : la Chine « espionne le monde, elle n’a guère d’autres choix, à moins de renoncer à devenir un jour la toute première puissance mondiale du XXIe siècle comme elle en rêve. »  Quinbao en Chinois signifie à la fois renseignement et information, cette ambivalence est un avantage pour les agents secrets mais une tare pour les journalistes. Une citation de Sun Tzu résume parfaitement l’état d’esprit des chinois en matière de renseignements, dont s’inspireront les dirigeants Chinois : « Si tu ne connais pas ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu. »

Dans cette 3ème guerre mondiale qui n’a pas encore été déclarée officiellement, le renseignement peut être considéré comme l’arme maitresse afin de remporter la bataille : les Chinois l’ont bien compris et ont tissé leur toile dans l’ombre, si bien que nous comprendrons vite qu’ils sont devenus les maîtres en la matière et que notre pays, la France, est l’un des plus touché par l’infiltration et la main mise de la Chine dans nos vies. Notre accointance et notre collaboration avec la Chine ne date pas d’hier, accrochez vos ceintures ça va secouer.

Au cours de l’introduction du livre de Roger Faligot on apprend les deux raisons principales à l’acharnement des Chinois à obtenir du renseignement sans intérêt :

  • 1. Obtenir un maximum d’informations : les Chinois se valorisent en fournissant un rapport sur une source occidentale spécialisée, ils utilisent les étrangers pour qu’ils servent la Chine !
  • 2. Voir si l’étranger se plie à leur requête et fait allégeance à leur manière de voir, c’est l’intérêt de « l’amitié entre les peuples ». Et si oui je ne vous fais pas un dessin : bingo.

Ci-dessous, un passage intéressant : Capture P18.19 et 20.

SHANGAI : La genèse

Tout commence à Shangaï, le port sur la mer et concession française : l’affaire du communisme chinois et des services secrets est aussi une histoire française. Dans les années 20 le port de 2 millions d’âmes est surnommé le « Paris de l’orient ». Les français ne sont pas les seuls sur place, les anglo-saxons y sont également présents. Que s’y passe-t-il ? Trafics en tout genre (drogue (opium), jeux de casino, traite des blanches, etc.) : de jeunes étudiants Chinois se sont alors jurés que l’Orient sera bientôt Rouge.

C’est à Shangaï qu’est créé le Parti Communiste Chinois (PCC) en juillet 1921, bien qu’il ait failli ne jamais voir le jour suite à une trahison lors des premières réunions et à une intrusion des services secrets français et du Kominterm (un certain Mao a bien failli finir derrière les barreaux d’une prison française ! ). Deux Français des jeunesses communistes sont de la partie : Henri Lozeray et un certain Jacques Doriot. Ces derniers auront un rôle prépondérant dans la création du premier service secret chinois. Le rôle et la présence du grand Jacques à Shangaï n’est pas mis en évidence par les historiens Russes et Chinois : collaborer avec l’occupant Nazi est une tare. La suite on la devine, une grande collaboration entre les services secret Russes (Tchéka puis Gépéou, GRU, Kominterm) et le PCC : les Chinois ne veulent pas admettre publiquement ce fait d’arme.

L’ infiltration chinoise ne date pas d’aujourd’hui : fin 1920 on constate que plusieurs Chinois viennent sur notre territoire pour étudier ou travailler, Deng Xiaoping  travaillera chez Renault (Ho Chi min également !), Zhou Enlai futur premier responsable des services secrets chinois aura le rôle le plus important : pendant deux ans il a organisé les cellules du PCC en France, Belgique et Allemagne.

Les Chinois apprennent énormément à l’extérieur, il se servent également des artistes pour leurs affaires et leur propagande : Malraux et la condition humaine, Hergé et le Lotus bleu… Les communistes Français, cul et chemise avec Moscou, ont également apportés leur pierre à l’édifice, parfois au péril de leur vie comme avec la disparition de l’hermine rouge : Jean Cremet… Que nenni, cette disparition était un coup monté, aidé par Malraux et cie.
Il regagnera le vieux continent et coulera une vie paisible d’employé en Belgique.

Revenons à nos moutons, quel est le principal but de la manœuvre des communistes Chinois ? Infiltrer le Kuomintang qui domine Shangaï et la république de Chine, éliminer la présence du Kominterm, prendre le pouvoir politique à Shangaï puis sur tout le territoire.

Roger Faligot détaille ce processus avec brio, jusqu’à l’arrivée de Mao au pouvoir et la longue marche.

(Suite du résumé bientôt sur ANTIPCC)

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