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Nous sommes en guerre hors limites

Par Jean Robin

Premier chapitre : Un étrange renoncement

Dans son livre resté fameux, L’étrange défaite, l’historien Marc Bloch nous fait assister à la bataille de France, perdue mais après que l’armée française se soit vaillamment battue. Plus de 100 000 Français sont morts pour la patrie, mais n’ont pu résister face au déferlement d’acier venant d’outre-Rhin, et ayant employé la stratégie pensée par un colonel français. Ce colonel De Gaulle, à qui la défaite allait offrir une première victoire, n’avait pas été écouté par les siens, mais l’ennemi trouverait dans sa vision une inspiration inespérée. Nul n’est prophète en son pays, mais une bonne stratégie ne connaît pas de frontières.

80 ans plus tard exactement, l’étrange défaite laissa place à un étrange renoncement. Cette fois, l’élite du pays n’estima même pas utile de se battre, se contentant de proclamer, à travers le premier d’entre eux, que nous étions en guerre, mais sans dire contre qui. La belle affaire ! Cet ennemi pouvait donc nous défaire, sans que nous puissions le nommer ? En fait, il avait déjà gagné avant de combattre, selon le précepte du grand stratège chinois Sun Zu. Et la France, une fois encore, lui avait donné les moyens de nous soumettre par les armes, biologiques et médiatiques cette fois.

Personne d’important dans le pays n’osa dire la vérité au peuple, faute de la comprendre, ou faute de disposer des relais médiatiques pour la faire connaître. La Chine communiste nous avait attaqués, et elle nous avait fait mordre la poussière, par une blitzkrieg d’un nouveau genre, mais je fus le seul à oser le dire aussi clairement que possible. Au temps d’Internet et de l’information en continu 24h/24, il n’était pourtant pas difficile de l’apprendre, ni de le comprendre. Mais voilà : la vérité pèse d’autant plus lourd qu’elle concerne de gens. Or cette vérité touche absolument tous les êtres humains sur cette planète, qui ont tous été attaqués par cette même folie, inaugurant un monde nouveau, d’où la liberté disparaît chaque jour un peu plus.

La Chine communiste n’était pourtant pas sur mes radars quand l’attaque fut déclenchée, en 2019, ni quand elle arriva dans mon pays, en 2020. Je m’occupais certes du marxisme et de ses multiples conséquences néfastes depuis une quinzaine d’années. Mais pour une raison qui m’échappe encore, la Chine communiste ne me préoccupait pas. Lointaine géographiquement, culturellement et linguistiquement, elle me paraissait aussi éloignée que la Lune, m’influençant aussi peu qu’elle. Présente et visible aux yeux de tous, mais paraissant douce et effacée. La Chine était comme cet astre de la nuit, pendant que les Etats-Unis étaient l’astre du jour.

J’avais découvert par hasard, en janvier 2020, une manipulation des médias chinois à propos de leur nouvel an à Shanghai. Une armée de drones lumineux avait été présentée comme illuminant le ciel le soir du nouvel an, alors que cela avait été enregistré trois jours avant. Des témoins sur place montraient, par des vidéos qu’ils avaient filmées du ciel shanghaïen ce soir-là, qu’il ne s’était rien passé. Les grands médias occidentaux avaient donc repris sans la vérifier la désinformation de Pékin. Et j’avais été le premier au monde à l’identifier, travaillant alors sur un site d’identification des fake news diffusées dans les grands médias. Au même moment, une épidémie d’un nouveau virus commençait à se répandre en Chine, et à alerter les grands médias. Je suivis donc l’histoire très tôt.

Et le 2 avril 2020, je pouvais conclure (dans une vidéo je pense historique) que la Chine avait déclenché la 3ème Guerre Mondiale via une attaque biologique. Un an et demi plus tard, je n’ai pas une virgule à changer de ce que j’ai déclaré ce jour-là, et de très nombreux faits sont venus étayer cette thèse. Pourtant, je reste le seul à parler en ces termes, dans mon pays et même à l’étranger, où certains osent certes parler d’attaque biologique, mais jamais de 3ème guerre mondiale. Serais-je fou, inconscient, visionnaire ou un peu des trois ? Seul l’avenir le dira. En attendant, j’enquête jour après jour pour en savoir plus sur cet événement si important qu’il doit éclipser tout le reste, et je dis bien tout le reste.

Moi-même, je le reconnais volontiers, j’avais passé beaucoup trop de temps à enquêter sur l’islamisation de mon pays, et de sa colonisation sous bannière de l’islam. Pendant une dizaine d’années, j’étais un éditeur qui publiait des essais refusés partout ailleurs pour de mauvaises raisons, et la plupart des manuscrits qui m’étaient envoyés critiquaient l’islam, d’un point de vue théologique, démographique, idéologique ou les trois à la fois. Je me spécialisais donc sur ce sujet, qui avait le mérite de mieux vendre que d’autres. Le besoin de comprendre cette religion venue du fond des âges était fort de la part de mes compatriotes. Le sujet n’était pas interdit dans les grands médias, contrairement à la critique du marxisme, ce qui le rendait populaire. Éric Zemmour était le Français le plus médiatique et celui qui critiquait le plus l’islam. Les attentats successifs à partir de 2012 jusqu’en 2016 surtout, puis dans une moindre mesure les années suivantes, poussaient l’élite à se prononcer sur la question.

Pas d’amalgame. Grand remplacement. Niqab. Prophète. Charia. Ayatollah. Prières de rue. Coran. Ramadan. Un champ sémantique nouveau s’imposait dans les consciences, s’étalant à la une des journaux. Impossible d’y échapper. J’étais pris dans ce torrent informationnel dont j’avais le plus grand mal à m’extirper. Le marxisme restait mon ennemi principal, la cause des causes, dont l’islamisation n’était qu’une des si nombreuses conséquences. Mais beaucoup trop de mon travail de journaliste et d’éditeur était consacré à ce phénomène devenu incontournable. Il m’arriva même de dire à plusieurs reprises que l’islam était l’ennemi principal, même si ce fut dit de façon minoritaire et dans des moments de faiblesse.

L’un de ces moments fut à la suite du procès que l’Etat m’intenta en 2019, pour avoir déclaré dans une vidéo que le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame n’était pas un héros. Dénoncé par un militaire à la retraite, je fus d’abord poursuivi pour diffamation. Mais comme la diffamation ne peut pas être retenue pour un mort, aussi connu soit-il, ma poursuite fut transformée en incitation à la haine raciale et religieuse. En effet, dans cette même vidéo je comparais islam et nazisme. A cette époque l’Etat était encore dans une phase protectrice envers l’islam, et les procès contre les « anti-islam » se multipliaient à travers le pays depuis une bonne décennie. J’y avais échappé car mes propos respectaient toujours scrupuleusement les lois. Mais cette fois il fallait me faire taire, même à 17 000 kms de la métropole je commençais à déranger en haut lieu apparemment.

Une garde à vue de 10 heures et deux perquisitions plus tard, je me retrouvai devant mon juge, qui expédiait mon affaire en une demi-heure montre en main. J’étais coupable !  Le soir-même mon nom se retrouvait jeté en pâture dans tous les JT polynésiens, en français et en tahitien, alors que j’avais fait appel, ce qui est théoriquement suspensif. Mais la présomption d’innocence ne compte plus dans notre pays depuis belle lurette. C’était mon premier lynchage médiatique, dans le but de me tuer socialement, sur de petites îles où tout le monde se connaît. Je perdis la moitié de la clientèle de mon cybercafé, mais je survécus. Ayant décidé de ne plus faire de vidéos sur l’islam jusqu’au procès en appel, et à mettre toutes mes vidéos en privé, je réussis à défendre ma position intellectuelle, que je résumais par l’expression si souvent répété : anti-islam et pro-musulmans. Je fus ainsi relaxé en appel, six mois après mon lynchage médiatico-juridique. On pouvait désormais dire que l’islam était pire que le nazisme, et Eric Zemmour, que j’avais informé de la décision de justice, allait le déclarer en toute connaissance de cause deux mois plus tard lors de la convention de la droite. Il fut poursuivi malgré tout.

L’affaire Beltrame fut néanmoins un révélateur de l’état du pays et de son absence totale d’opposition. Nous n’avions été que deux intellectuels, Guillaume Faye et moi, à dénoncer le comportement anti-militaire de ce militaire, à qui on ne demande pas de se suicider en donnant son arme au terroriste et en remplaçant une otage, mais de tuer l’ennemi. Tous les autres, pro-islam ou anti-islam, de l’oligarchie ou de l’opposition (contrôlée), de gauche ou de droite, d’extrême-gauche ou d’extrême-droite, chantèrent en chœur les louanges du gendarme mort sous les coups de l’islamisme. Ce 29 mars 2018, la grand-messe organisée en son honneur par le pouvoir célébrait la défaite et le renoncement. Pas étonnant que deux ans plus tard, les mêmes se retrouvaient à nouveau unis pour un nouvel étrange renoncement, menant notre pays droit à l’abîme. Et comme Guillaume Faye était décédé entre temps, je me retrouvais seul au front de cette guerre de l’information qui ne disait pas son nom.

Je n’ai pas l’habitude d’être intimidé par cette situation, étant chrétien je sais que la vérité n’est pas le chemin le plus fréquenté. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. Mais c’est une situation inconfortable et tout à fait incompréhensible. Comme dans l’affaire Beltrame, j’allais devoir chercher celles et ceux qui avaient compris la réalité du tsunami biologique, politique et médiatique qui déferlait déjà sur nous. Armé de cette petite équipe, je pourrais plus facilement construire les fondements de la reconquête des esprits, afin de bouter l’ennemi hors du pays, une fois encore.

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