Hold-Up dédouane la Chine communiste

Essayons de nous attarder sur l’extrême médiocrité de cet énième « shockumentary » Hold-up que je me suis infligé pour tenter de comprendre, non pas le « scoop » annoncé dont je humais bien-sûr le sensationnalisme adrénalique de complotiste post-soralien à des kilomètres, mais l’engouement pathologique qu’il suscite sur ces fameux réseaux sociaux de la « Résistance » auto-proclamée, toujours très forte pour « chercher la vérité » sans jamais la trouver.

En effet, même Jean-Frédéric Poisson s’est vanté au micro d’André Bercoff chez Sud Radio de clamer haut et fort son empressement à dévorer ce bric-à-brac audiovisuel, sans doute pour complaire au public cible qui en avait déjà fait son festin.

Que dire si ce n’est que tous les ingrédients frelatés typiques des pseudo-enquêtes « révélatrices » y sont réunis : effets visuels inutilement spectaculaires (animations de fiches signalétiques sauce film d’espionnage de David Rockefeller, Bill Gates, etc…), manipulation émotionnelle omniprésente via la musique d’accompagnement qui créé artificiellement une tension dramatique et instaure du bon gros biais cognitif bien malhonnête (procédé basique de la TV mainstream de France Télévisions jusqu’à NRJ 12), interventions de « contre-experts » et d’essayistes tellement rabotés qu’on ne retiendra chez l’esprit faible mais sûr de lui que la prétendue caution morale de leur carte de visite censée leur donner « raison », séquences de transition interminables et surabondantes (images de mégalopoles surpeuplées, paysages naturels totalement hors-sujet), voix-off qui balance des bouts d’information sans jamais rien développer et qui se vautre dans un ahurissement assumé…

C’est tellement mauvais du point de vue analytique, anémique en interviews de fond, cul-de-jatte en plus d’être manchot dans le contradictoire.

En bref, ça ressemble à ce qui doit se passer dans la tête d’un lambda insomniaque qui, de clic en clic et de page web en page web, croit découvrir des choses cachées après des heures de navigation foutraque sur internet : un bordel sans queue ni tête que même un montage professionnel ne parvient pas à structurer, bien au contraire. On touche ici la corde sensible de la « complosphère » composite des dernières années : vouloir de la « vérité » avec les mêmes outils et procédés que l’industrie audiovisuelle classique (cinéma et télévision).

Cet empilement pathétique d’images, de sons et d’individus n’a rien – je dis bien RIEN – à envier aux productions de type Confessions intimes et autres émissions de style « morandinien ». Mais quand on se croit du côté de « LA Vérité » (la sienne bien-entendu), toute ressemblance pourtant suspecte avec ce que produisent les canaux institutionnels ou les pachydermes privés de la télévision n’a plus la moindre importance. Ces gens qui glorifient le « travail » de Hold-up croient dur comme fer réinventer l’information en reproduisant dans ses moindres turpitudes, le budget obscène prélevé sur impôt en moins certes, l’avilissement formel d’un monde télévisuel qu’ils dégueulent tout en réclamant la pérennité de ses codes.

Ces hordes de « Julian à fange » du dimanche, qui perdent subitement leur exigence de probité dès lors que le message brosse dans le sens de leurs poils de cul jusqu’au trognon, illuminés qu’ils sont par le sentiment viscéral plus que cérébral d’avoir déjoué un piège, en plus de la conviction maladive d’œuvrer dans le sens « du beau, du bien et du vrai » cher à un célèbre franco-suisse au crâne luisant, ont encore le culot de se dire, avec une morgue hallucinante, « dématrixés ».

Ils ne comprennent pas, soit par manque d’hygiène mentale, soit par fainéantise intellectuelle (pléonasme délibéré de ma part), qu’ils n’ont fait que changer de « Matrice ». Qu’ils sont passés du baron de la drogue en personne au petit rabatteur minable du coin de la rue mais qui vend le même produit coupé « maison » avec de la lessive bon marché. En fait, ce qui déprime le plus dans ce genre de phénomène, c’est que le grand public est trop attaché à ses conditionnements. Sous prétexte de s’en affranchir, il les recycle dans des productions soi-disant « non politiquement correctes » par application du principe de « contre-pied systématique ».

Or ce contre-pied n’est qu’une fine pellicule de cellophane qui enrubanne l’étron originel, un emballage de tête de gondole à prix discount. Cela me fait penser à toutes ces âmes qui pensent sincèrement contourner l’iniquité monopolistique de la grande distribution française (salut la CGT) en fonçant chez Lidl.

Oui, des questions se posent sur l’origine du Sars-Cov2. Mais n’exploiter que la piste de l’oligarchie atlantiste, comme si les Chinois n’avaient aucune arrière-pensée, aucun esprit de revanche civilisationnelle et géopolitique, aucune animosité particulière est d’une naïveté de crétin probablement fier de l’être. La plus élémentaire des intuitions devrait nous faire traîner durablement la truffe vers le laboratoire P4 de Wuhan mais non : l’incident de Fort Dietrick, Maryland colle bien davantage au « narrative », paradoxalement hollywoodien, des « chercheurs de vérité » encore convaincus que le 11 septembre 2001 n’a évidemment rien à voir avec le djihadisme (mention spéciale à ce pollueur incontournable de Thierry Messan). Surtout en tant que structure fédérale américaine, jamais en raison de la présence suspecte de scientifiques d’origine et/ou de (double) nationalité chinoise dans toute la nébuleuse universitaire US et ses ramifications militaires.

Pourtant, vous entendrez gémir nos parangons de « vérité vraie » à propos des liens troubles entre la famille Biden (donc le parti démocrate par extension) et le PCC (Parti communiste chinois). Mais dès qu’il s’agit du Covid, c’est seulement Rockefeller, Gates et Soros sans que le PCC ne soit incriminé une seule seconde. À quoi bon se plaindre des « géométries variables » et des « deux poids deux mesures » quand on s’en gave aussi allègrement que ses “adversaires” ? Il ne suffit pas d’être « contre la doxa » pour avoir « tout compris ». Il ne suffit de prendre une « version officielle » et la retourner comme une chaussette pour se croire perspicace. Si le fait d’« arrêter de regarder la télévision depuis des années » revient souvent dans la bouche de ceux qui se croient, en quelque sorte, « nés [intellectuellement] de nouveau », on voit bien que le simplisme qu’ils ont quitté ne leur fait pas pour autant préférer la complexité mais seulement un deuxième simplisme, plus précisément un « contre-simplisme » qui dépend du premier pour émerger et se sentir exister.

Pourtant, vous entendrez gémir nos parangons de « vérité vraie » à propos des liens troubles entre la famille Biden (donc le parti démocrate par extension) et le PCC (Parti communiste chinois). Mais dès qu’il s’agit du Covid, c’est seulement Rockefeller, Gates et Soros sans que le PCC ne soit incriminé une seule seconde. À quoi bon se plaindre des « géométries variables » et des « deux poids deux mesures » quand on s’en gave aussi allègrement que ses “adversaires” ? Il ne suffit pas d’être « contre la doxa » pour avoir « tout compris ». Il ne suffit de prendre une « version officielle » et la retourner comme une chaussette pour se croire perspicace. Si le fait d’« arrêter de regarder la télévision depuis des années » revient souvent dans la bouche de ceux qui se croient, en quelque sorte, « nés [intellectuellement] de nouveau », on voit bien que le simplisme qu’ils ont quitté ne leur fait pas pour autant préférer la complexité mais seulement un deuxième simplisme, plus précisément un « contre-simplisme » qui dépend du premier pour émerger et se sentir exister.

Comment pourrait-il en être autrement ? Dans la mesure où le complotisme repose EXACTEMENT sur la même technique de mobilisation des esprits (et des anus contractés) que celle employée par ses « ennemis » jurés : la peur, « l’apocalysme ». Chiens de faïence et statues de sel se comparent et s’observent jusqu’à l’obsession et l’effacement de leurs discours respectifs dans une cacophonie commune que les deux cheptels broutent avec avidité.

À la fin des fins, on en arrive à des situations où cette dichotomie des excités ne parvient plus à expliquer pourquoi France Culture a publié un article qui dément les uns et les autres, alors qu’il s’agit d’un organe de service public particulièrement macroniste. De quoi perdre son latin de complotiste ou son grec d’anti-complotiste type Decodex.

Morceaux choisis : [début de citation]

Avec ses 11 millions d’habitants, on dit de Wuhan que c’est la plus française des villes de Chine. On y trouve un musée de l’urbanisme français et une gare TGV dont le toit évoque un oiseau migrateur. Anne-Isabelle Sigros, qui était cheffe de chantier pour l’agence d’architecture AREP, s’en souvient : “On était dans des marais et des champs. On a planté la gare là, et aujourd’hui la ville l’a rejointe.” Sur la rive Nord, on trouve encore des traces de la concession française, non loin du désormais célèbre marché couvert aux poissons de Huanan.

Sur l’autre rive, les avenues rectilignes, qui filent vers l’aéroport, aboutissent à une zone industrielle où prospèrent une centaine d’entreprises françaises, parmi lesquelles Peugeot-Dongfeng, Renault, Eurocopter, Schneider Electric, L’Oréal ou encore Pernod-Ricard… Dans les années 2000, la coopération franco-chinoise à Wuhan se poursuit dans le domaine médical. En 2003, le SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère frappe la Chine. Le pays a besoin d’aide. Le président Jiang Zemin, dont le mandat s’achève, est un ami du Docteur Chen Zhu. Ce Shanghaïen francophile a été formé à l’hôpital Saint-Louis, dans les services d’un proche de Jacques Chirac, le professeur Degos. Lorsque Hu Jintao succède à Jiang Zemin, Jean-Pierre Raffarin va rencontrer le médecin. Puis, en octobre 2004, lors d’un voyage à Pékin, Jacques Chirac scelle une alliance avec son homologue chinois. Les deux pays décident de s’associer pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Ce partenariat semble d’autant plus nécessaire qu’un autre virus, celui de la grippe aviaire, le H5N1, vient frapper la Chine. De là va naître l’idée de construire à Wuhan, en collaboration avec la France, un laboratoire de type P4. Autrement dit, de très haute sécurité biologique pour l’étude de virus pathogènes inconnus pour lesquels on n’a pas de vaccin. Il existe une trentaine de ces structures dans le monde, dont certaines sont labellisées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais le projet provoque des résistances. D’abord, des experts français en guerre bactériologiques se montrent réticents. Nous sommes dans l’après 11 septembre. Le SGDSN (Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale) redoute qu’un P4 puisse se transformer en arsenal biologique. A cela s’ajoute un autre grief de la part de la France. La Chine refuse de lui préciser ce que sont devenus les laboratoires mobiles de biologie P3 qui avaient été financés par le gouvernement Raffarin après l’épidémie de SRAS. “Les Français ont été un peu refroidis par le manque de transparence des Chinois”, explique Antoine Izambard, auteur du livre Les liaisons dangereuses. “Leurs explications sont restées opaques sur l’utilisation qu’ils pouvaient faire de ces P3. Certains dans l’administration française pensaient donc que la Chine ferait sûrement un usage similaire du P4. Cela suscitait énormément de craintes.” (…) En 2004, un accord signé par Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, lance le projet du P4 chinois. Il reste à trouver un lieu. Puisque Shanghai est trop peuplée, ce laboratoire sera installé en périphérie de Wuhan. En 2008, un comité de pilotage est créé. Il sera dirigé par un Français, le Lyonnais Alain Mérieux et le docteur Chen Zhu. En 2010, l’administration Sarkozy annonce à l’OMS que les travaux commencent. Une quinzaine de PME françaises très spécialisées prêtent alors leur concours pour construire le laboratoire. “Ces labos P4, c’est vraiment de la technologie de top niveau, comparables à celle des sous-marins nucléaires français pour ce qui est de l’étanchéité de certaines pièces”, précise encore Antoine Izambard. Mais ce seront des entreprises chinoises qui assureront l’essentiel de la construction, ce qui n’est pas toujours du goût des Français. Technip par exemple, refusera de certifier le bâtiment. (…) En 2015, Alain Mérieux quitte la coprésidence de la Commission mixte qui supervisait le projet. A l’époque, il raconte au micro de Radio France à Pékin : “J’abandonne la coprésidence du P4 qui est un outil très chinois. Il leur appartient, même s’il a été développé avec l’assistance technique de la France.” Mais il ne s’agit pas pour autant de couper tous liens. “Entre le P4 de Lyon et le P4 de Wuhan” précise-t-il, “nous voulons établir une coopération étroite. En Chine, il y a beaucoup d’animaux, l’aviculture, les problèmes de cochons, qui eux-mêmes sont des transporteurs de virus. Il est impensable que la Chine n’ait pas un laboratoire de haute sécurité pour isoler des germes nouveaux dont beaucoup sont d’étiologie inconnue.” Le 23 février 2017, l’ex Premier ministre Bernard Cazeneuve et la ministre de la Santé Marisol Touraine annoncent que 50 chercheurs français viendront en résidence au P4 de Wuhan pendant cinq ans. La France s’engage alors à lui apporter une expertise technique, ainsi que des formations pour améliorer le niveau de biosécurité du laboratoire, et à lancer un programme de recherche commun. Mais les chercheurs français ne viendront jamais. Pour Marisol Touraine, “C’est dommage dans la mesure où on avait lancé le projet avec l’espoir qu’il apporterait de la connaissance partagée. On ne pouvait pas évidemment anticiper l’épidémie actuelle. Mais en février 2017, on misait sur les espoirs de cette coopération.” Quoi qu’il en soit, la mise en exploitation du labo a lieu en janvier 2018. Elle coïncide avec la première visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Pékin. Mais dès le début un doute s’installe sur sa fiabilité. Selon le Washington Post, en janvier 2018, des membres de l’ambassade américaine visitent les locaux et alertent Washington de l’insuffisance des mesures de sécurité prises dans un lieu où l’on étudie les coronavirus issus de chauves-souris. Autre déconvenue : la coopération franco-chinoise espérée entre le P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon Bron et celui de Wuhan ne démarrera jamais vraiment. Alain Mérieux lui-même le confirme à la cellule investigation de Radio France : “On peut dire sans dévoiler un secret d’Etat que depuis 2016 il n’y a pas eu de réunion du Comité franco-chinois sur les maladies infectieuses”, reconnaît-il. Contrairement aux promesses initiales, les Chinois travaillent donc sans regard extérieur de chercheurs français.

[fin de citation] Je m’arrêterai là, texte intégral ici.

Ces extraits sont suffisants pour comprendre que le documentaire Hold-up a totalement fait l’impasse (en toute « objectivité » je présume…) sur cet historique qui ne laisse indemne ni les autorités françaises (couillonnes au possible mais juridiquement responsables), ni les autorités de Pékin (qui n’en demandaient pas tant).

Ce long-métrage n’est finalement qu’une extension, sous prétexte de Covid, des thèses recuites post-11 septembre (elles-mêmes resucées des thèses post-Chute du Mur de Berlin et première guerre d’Irak aux USA) sur la mise en place d’une société orwellienne universelle de surveillance numérique généralisée conçue par l’Occident « dégénéré » comme dirait l’infatigable Laïbi.

Je tiens à rappeler que la Chine est justement, devant les USA (inouï ne serait-ce que 10/15 ans plus tôt), probablement le pays actuellement le plus en pointe en matière de nouvelles technologies intrusives et de contrôle de la vie personnelle (leur vieille expérience en politique d’enfant unique n’y est sûrement pas pour rien, sans parler des camps de travaux forcés et l’organisation de repérage des « dissidents » qu’elle implique). Qu’il n’y a pas eu besoin dans ce pays d’extrême-orient de francs-maçons, de lobby LGBT, de Skull & Bones et de « talmudo-sionistes » du CRIF pour parvenir à ce résultat. Et c’est certainement pour cela que la « complosphère » ne parle presque jamais de la Chine, sauf dans un détestable demi-murmure caractéristique du merdeux qui prend soudainement conscience de sa mauvaise foi malgré lui : c’est le gros caillou dans le rou(a)ge qui détruit toutes leurs croyances en matière « d’explication du monde » car ils viennent presque tous de l’école soralienne, qu’ils finissent par l’admettre volontairement ou non.

Rien de ce qui compose leur habituelle plaidoirie contre l’establishment (invariablement protestant et/ou juif DONC franc-maçon, DONC financier, DONC anti-catholique et anti-Islam, DONC anti-gens de bonne volonté, DONC pédocriminel, DONC Cohn-Bendit, DONC Manuel Valls, DONC Jacques Attali, DONC « Palestine vaincra », etc..) ne peut s’appliquer aux chinois qui se branlent complètement de nos petites affaires vaguement ésotériques et politico-psychanalytiques. Dans leur « logique » (comme ils l’ont fait avec Al-Qaïda et consorts), nos brillants « chercheurs de vérité » sont obligés de dire que la Chine est pilotée de l’extérieur pour que ça puisse « coller » avec leur vision des événements.

Comme ils se sentent obligés de dire qu’Israël est derrière chaque attentat islamiste, que Soros est derrière chaque migrant, qu’Epstein est derrière chaque enfant violé, que Bill Gates est derrière chaque virus informatique, etc. Mais la Chine du PCC, comment pourrait-on la soupçonner de quoi que ce soit ? Elle ne rentre pas dans les cases « avis défavorable » de monsieur Soral. DONC on se dit qu’elle est victime des précédents. Il y a un vrai problème avec ce qu’Abauzit appelle « la nouvelle opinion publique » qui, au lieu d’apporter son bon sens populaire naturel, en ajoute sans y être obligée à la folie du moment. Autant Laurent Alexandre me fait gerber avec sa conception revisitée de « la race des seigneurs » alors qu’il n’est qu’un blogueur de merde sous actionnariat, autant sa contrepartie de la fausse « race des anges » me donne envie de chier mou dès que je l’entends me proposer une arnaque à l’envers.

Cette séance de catch entre l’imposture et la nullité me fatigue. Entre les vaniteux qui croient tout savoir et leurs équivalents inversés qui viennent d’apprendre que la lune existe parce qu’ils n’ont jamais levé le museau au dessus de leur nombril, j’ai presque envie d’une disparition totale et méritée. Encore faudrait-il que je sois écolo à la Jadot. Dieu et le diable m’en préservent….

Raoul Duke

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