Les réseaux du Parti communiste chinois

Un virus, et le monde entier éternue. Pourtant, personne ou presque n’ose désigner le coupable de toute cette chienlit mondiale : le Parti communiste chinois. Pas la Chine. Pas les Chinois. Mais Xi Jinping et les 92 millions de membres du plus grand parti communiste de l’histoire de l’humanité.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012-2013 il a pris les habits de Mao, dont le culte de la personnalité, les centaines de camps de concentration pour les opposants politiques et religieux (notamment les musulmans Ouïghours), et en ajoutant la volonté de domination mondiale avec les nouvelles routes de la soie.

Ce virus que le Parti Communiste Chinois a sciemment laissé se propager dans le monde entier aura au moins l’avantage de nous faire prendre conscience, à nous patriotes, que la Chine s’était réveillée, mais pas du bon pied. Et qu’en France, qui a reconnu très tôt le régime communiste chinois via De Gaulle en 1964, les hommes politiques n’ont pas hésité longtemps entre les droits de l’homme et la loi du profit.

Bizarrement, la droite officielle française est bien plus impliquée dans cette forfaiture que la gauche française. Empreinte gaulliste ? Peut-être. En tout cas avec Giscard et Chirac d’abord, Chirac et Raffarin ensuite, Sarkozy et Fillon enfin, les communistes chinois ont trouvé des interlocuteurs particulièrement serviles et obséquieux.

Jean-Pierre Raffarin, l’auteur du fameux the yes needs the no, est un ami personnel de Xi Jiping, qui l’a décoré devant 500 millions de Chinois réunis pour l’occasion devant leur poste de télévision. Cet ami du régime le plus totalitaire au monde actuellement passe pour un débonnaire en France mais il est au cœur de presque tous les réseaux pro-chinois de l’Hexagone. A commencer par la France China Foundation, qui, sur le modèle américain, nomme ses Young Leaders depuis 2013.

Parmi les heureux lauréats, des membres actuels du gouvernement comme Olivier Véran (promotion 2018), ou encore Agnès Pannier-Runacher (promotion 2017). Du gouvernement précédent, Edouard Philippe (2013) et Brune Poirson (2017). On trouve également, dans le comité stratégique, Jean-Pierre Raffarin en personne, mais aussi Hubert Védrine, Jacques Attali, Laurent Fabius, Sibyle Veil (présidente de Radio France)… Bref que du beau linge.

Nos députés ne sont pas en reste puisqu’ils ont constitué un groupe d’amitié France-Chine comptant 60 LREM, 27 LR et 10 UDI, sans oublier l’incontournable Jean-Luc Mélenchon.

Autre groupe pro-chinois influent, le Paris Shanghaï Club, qui chapeaute notamment le Centre d’Etudes Stratégiques et Prospectives. Des hommes et femmes politiques (dont le commissaire européen Thierry Breton et la ministre Elisabeth Borne), de très nombreux militaires (y compris des généraux de corps d’armée et des amiraux), et de nombreux chefs d’entreprise participent à ce club pas si fermé qui loue les qualités d’une Chine pleine de promesses pour l’avenir.

Notre cher président Macron, pendant ce temps, se rapproche de la Chine communiste depuis son élection, multipliant les rencontres et les appels téléphoniques avec le président Xi, s’adressant aux bacheliers sur l’application chinoise décriée Tik Tok, qui aspire bien plus de données que les géants américains de l’Internet. Il vient de recevoir le ministre des affaires étrangères du parti communiste chinois, Wang Yi, avec les honneurs et le sourire, sans lui reprocher la pandémie et ses conséquences.

Par ailleurs le président de la République n’a pas condamné publiquement l’annexion brutale de Hong Kong, ni la persécution des minorités en Chine communiste, ni l’escalade des tensions dans le monde du fait de la Chine, que ce soit à la frontière indienne ou en mer de Chine méridionale. Lors de son échange traditionnel du 14 juillet avec des journalistes comme toujours obséquieux, la Chine communiste n’a pas été abordée une seule seconde, alors qu’elle est de très loin la cause principale de tout ce qui nous arrive de mal depuis 6 mois.

Certains comparent l’annexion de Hong Kong à celle de la Tchécoslovaquie en 1938 et, si elle devait arriver, celle de Taïwan à l’occupation de la Pologne en 1939. La France va-t-elle, sans même se battre cette fois, se retrouver du côté des totalitaires, contre le monde libre qui est en train de se liguer contre la Chine communiste ? Trump a beau être qualifié de repoussoir, il est rejoint par l’Angleterre, l’Inde, Israël, le Canada, l’Australie et le Japon, et ce n’est qu’un début.

Pendant ce temps, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la France traînent des pieds et font les yeux doux au dragon qui est en train de dévorer l’Asie avant peut-être le reste du monde. Avec une Europe de l’Est de plus en plus pro-américaine, on assiste ainsi à la mise en place d’un rideau de fer inversé sur le vieux continent. Et tout comme nous étions des Berlinois pendant l’URSS, nous sommes des HongKongais pendant le Parti Communiste Chinois.

Faudra-t-il attendre les élections américaines pour revenir dans le bon camp ? J’espère que non.

Jean Robin

Son site internet : https://jeanrobinmedia.wordpress.com/

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

Create your website with WordPress.com
Get started
%d bloggers like this: